Petit retour sur le projet

Quand Stéphane et moi avons pris la décision de faire un jour le tour du monde en famille, on n’avait ni bateau, ni famille. Je n’avais fait de la voile qu’une seule fois, sur un tout petit lac dans les Cantons-de-l’Est. Et je pense même que ça ne faisait pas encore un an qu’on se connaissait. Aussi bien dire que lorsqu’on en parlait à notre entourage, il y avait presque systématiquement des petits sourires en coin de scepticisme.

Depuis, on prend pratiquement toutes les grosses décisions de notre vie en fonction de ce projet de fou. Stéphane a fait un virage à 180 degré au niveau professionnel ; il a fait un retour aux études pour passer d’enseignant au primaire à entrepreneur/investisseur immobilier. J’ai orienté ma carrière de consultante en communication marketing de façon à soutenir ce projet de telle sorte qu’on puisse ne vivre que de l’immobilier d’ici 2020.

L’objectif? Être en mesure de financer adéquatement ce voyage lorsque le temps sera venu, quelque part près de 2025…

Pour le moment, ces gros projets nous accaparent beaucoup de temps, on va être honnête. Avec un tout-petit de deux ans et une autre en formation, ça complique quand même pas mal l’organisation des sorties de voile estivales, d’autant plus que nous n’avons pas encore notre propre bateau pour sortir quelques heures seulement lorsque le vent est bon.

Mais on est confiant en l’avenir. Tout vient à point à qui sait attendre. Ce projet de fou, c’est le projet d’une vie. Et la vie, on l’a encore au complet devant nous.

Les biberons de lait sur un voilier

Je me souviens que c’était une de nos principales préoccupation quand nous partions toute la journée en voile avec Laurent : comment conserver son lait à température ambiante.

Nous avions l’habitude de mettre de l’eau bouillante dans un Thermos et de réchauffer son biberon en bain-marie dans une tasse. Mais ce truc ne fonctionne qu’une seule fois, puisque l’eau se refroidi rapidement une fois le Thermos ouvert.

Nous revenons d’une semaine de vacances dans le Quintana Roo au Mexique et j’y ai découvert un truc incroyable: les portions de lait individuel en Tetra Pak Grand Pré. J’ai d’ailleurs rédigé un article au sujet du lait Grand Pré sur mon autre blogue et je vous assure que ça fera parti de notre kit de survie en mer!

 

Bye-Bye Bibittes: ma recette de chasse-mouche maison

En voile, ce n’est pas parce qu’on est sur l’eau qu’il n’y a pas de bibittes. Et la grano en moi n’aime pas vraiment la tonne de produits toxiques que contiennent la plupart des chasse-moustiques du commerce. J’ai donc essayé de fabriquer mon propre mélange à l’aide d’huile essentielle. 

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Bye-Bye Bibittes maison

  • 30 ml de vinaigre de cidre
  • 30 ml d’alcool à friction ou de vodka
  • 30 ml d’eau bouillie, refroidie
  • 50 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée
  • 25 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus citronné
  • 25 gouttes d’huile essentielle de citronnelle

Et c’est là que le fun commence: on peut faire tout plein de mélange selon nos besoins. Ou acheter un mélange d’huiles essentielles anti-moustique déjà fait. Moi je n’avais sous la main que de la citronnelle pour le premier test, alors c’est tout ce que j’ai utilisé. Mais plusieurs huiles essentielles ont des propriété insecticides:

  • Citronnelle
  • Eucalyptus citron
  • Cannelle
  • Romarin
  • Cèdre
  • Menthe poivrée
  • Clou de girofle
  • Géranium rosat
  • Lavande

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La question à 100$: est-ce que ça marche bien? Oui, mais j’ai remarqué qu’il faut en remettre souvent pour se sentir «en sécurité». Peut-être qu’avec l’eucalyptus et la menthe poivrée, ça aurait été plus efficace (il paraît que l’eucalyptus entre autres allonge la durée de protection).

Si vous faites des tests vous aussi, je serais curieuse de connaître vos meilleures recettes!

 

Du bon vent à Nominingue

ENFIN! C’est la première fois de l’année où le vent est de notre côté pour une sortie de voile.

Cette fois, on était à Nominingue au chalet de Chloé. C’est un tout petit lac, entouré de montagne avec du vent tourbillonant. Pas les conditions idéales pour de la grosse voile, mais bien parfait pour avoir du plaisir pour des mini sorties d’après-midi.

On avait accès à un petit dériveur, un Code 40. La novice en moi a réalisé que faire de la voile sur un quillard versus un dériveur, surtout de cette grosseur, ce n’est franchement pas pareil. On peut supporter beaucoup plus de gite, la vitesse n’est pas la même et le poids dans le bateau doit être réparti vraiment plus consciemment. C’est beaucoup plus sportif comme type de voile. Et j’avais presque l’impression de devoir tout réapprendre…

Notre top speed? 7.8 noeuds.

Pas mal, non!

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Décidément…

Nous sommes allés faire notre deuxième sortie de voile samedi dernier. Et tout comme en mai dernier, le vent n’était pas à l’honneur. La journée semblait si bien partie lorsque nous avons quitté le Club nautique de Baie-d’Urfé, mais dès que nous avons franchi le corridor de l’île Dowker, le vent est disparu. Pas facile de se pratiquer dans ces conditions-là!

Lac-st-louis-1

Encore un lac St-Louis très calme

Côté gestion des siestes, on s’est rendu compte qu’à neuf mois et demi c’est un peu plus de travail qu’à huit mois: plus question de vouloir dormir dans la coquille. On lui a donc construit une pseudo bassinette à l’intérieur de la cabine en bloquant l’entrée de la chambre avec une planche de bois. Le résultat était un peu chambranlant, mais l’important était que ça résiste à Laurent qui tente de se sauver. Et visiblement, ça a bien fonctionné car on a eu droit à deux siestes d’au moins une heure chacune.

Le lit de fortune de Laurent

Le lit de fortune de Laurent

Comme le petit loup n’aime pas le lait froid, on lui avait fait chauffer du lait avant de partir et on a conservé ça dans un Thermos tout l’avant-midi. Honnêtement, j’aimerais bien savoir combien de temps ça peu se conserver du lait chaud avant de cailler, parce que je stressais un petit peu… Prochaine fois, je conserverai plutôt de l’eau bouillante dans un Thermos et réchaufferai le lait froid au bain-marie.

Ah oui, il faisait chaud samedi. Très chaud. Et on stressait un peu pour la baignade parce qu’on a un ami qui a eu été trois jours à l’hôpital avec antibiotiques sous intraveineuse après s’être baigné dans le lac St-Louis. C’est peut-être à cause de ça, peut-être pas, mais on ne voulait pas trop prendre que chance. Mais après avoir vérifié la qualité de l’eau riveraine sur le site de la Ville, on a pris une chance. Et on ne l’a pas regretté: que ça a fait du bien! C’est tellement un plaisir de pouvoir nager en plein milieu de lac, on se sent tellement libre.

Et pour notre propre plaisir, voici quelques photos de la sortie:

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La société secrète

Parler de voile, ce n’est pas toujours le premier sujet de conversation qui nous vient à l’esprit quand on est entre amis, je vous assure. On ne connaissait donc pas beaucoup de skippers ou de gens avec qui partager notre passion.

Depuis qu’on a commencé la rédaction de ce blogue, de plus en plus de gens nous disent qu’eux aussi font de la voile et/ou ont des grands projets de traversée outre-mer tout comme nous. Ça nous ouvre toute grande une porte sur un monde dont on ne connaissait pas du tout l’ampleur.

Merci les Internets.

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